Marché européen
En retombant à 1,1850 vendredi soir, l’euro/dollar a effacé une grande partie de ses gains de la semaine. La panique qui a propulsé la paire à 1,2080 au plus haut depuis 4 ans et demi est retombée. La nomination, par Donald Trump, de Kevin Warsh comme futur président de la FED a rassuré les marchés. Bien qu’ouvert à une baisse des taux, Kevin Warsh est un fervent partisan d’une réduction du bilan de la FED. La rechute de l’euro/dollar a participé vendredi à des liquidations massives de positions sur les métaux précieux, entraînant dans leur déroute le secteur des commodities.
Néanmoins, l’apaisement des tensions sur l’euro est venu soutenir les cours des céréales sur Euronext. Avec une hausse de +3 €/t à 194,25 €/t, le blé Euronext Mars 2026 clôture sur un plus haut depuis le 19 novembre dernier et casse par la même occasion une forte zone de résistance sur le niveau de 191-192 €/t qui l’empêchait de progresser depuis début janvier. La progression du maïs Euronext est plus timorée avec une clôture en hausse de +0,75 €/t sur l’échéance Mars 2026. Ce dernier voit ainsi son cours sur le rapproché repasser sous celui du blé.
À contre-courant des céréales, le colza a quant à lui souffert vendredi de prises de profit de fin de semaine et de l’amorce d’un repli sur le pétrole. L’annonce de discussions en cours entre les États-Unis et l’Iran par Donald Trump contribue à une dissipation de la prime de risque sur ce marché dominé par la géopolitique au Moyen-Orient. Avec l’expiration vendredi soir de l’échéance Février 2026, Mai 2026 se retrouve en tête du contrat colza pour coter la fin de la récolte 2025 sur Euronext. Il accuse un repli de -5,25 €/t en clôture vendredi soir à 472,25 €/t et marque par la même occasion un recul hebdomadaire de -3,50 €/t.
Marché américain
L'euphorie de la semaine dernière sur le secteur des commodities a pris fin avec fracas à travers une très violente correction des métaux précieux vendredi. En toile de fond, le dollar repart à la hausse tandis que le pétrole rechute. Les cours des grains sur Chicago, portés par l'appétit pour les matières premières, ont eux aussi fait volte-face vendredi. C’est une clôture en baisse sur tous les produits qui a été observée sur fond de prises de profit de fin de semaine et de fin de mois.
En soja, les opérateurs sont partagés. Aux États-Unis, les perspectives favorables de la trituration s’opposent au retard toujours présent dans les exportations. En Amérique du Sud, l’arrivée d’une récolte record au Brésil s’oppose à la dégradation de l’état des cultures en Argentine.
Le repli du maïs reste contenu par le support d’une très forte dynamique à l’export américaine et par la dégradation de l’état des cultures en Argentine. La bourse de Buenos Aires estime ainsi à 46% la part de maïs argentin dans un état bon à excellent contre 52% la semaine précédente.
Marché mer Noire
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