Analyses 29/04/2026

Marché européen

Les cours ont accéléré à la hausse lors de la dernière séance, avec un blé Euronext échéance Septembre qui revient à un plus haut depuis fin mars. De leur côté, le maïs et le colza échéance Août inscrivent de nouveaux plus hauts de contrat. Cette fermeté s’inscrit dans le sillage des cours américains, eux‑mêmes soutenus par le pétrole WTI, qui flirte de nouveau avec le seuil symbolique des 100 $/baril. Au‑delà des tensions toujours palpables au Moyen‑Orient, le retrait surprise des Émirats arabes unis de l’OPEP fera date et devrait redistribuer les cartes du commerce mondial. Le rôle de régulateur de la production, et donc des prix, promis à l’OPEP perd de sa superbe avec ce retrait, puisque les Émirats ne seront désormais plus soumis aux quotas de production.

L’autre élément catalyseur des derniers jours reste la météo : la sécheresse continue de sévir sur une large partie de l’Europe de l’Ouest, et notamment en France. La baisse du potentiel est désormais actée dans certaines régions, et les précipitations annoncées dans les sept prochains jours seront plus que nécessaires pour endiguer la dégradation des rendements sur plusieurs territoires. Comme aux États‑Unis, les opérateurs attendront de pouvoir apprécier précisément l’ampleur des pluies avant d’être rassurés sur un déficit qui demeure, pour l’heure, marqué.

Dans le reste du monde, l’attaché de l’USDA en Australie annonce une baisse de la production de blé du pays de près de 20 % par rapport à l’an passé. Bien que cette estimation puisse paraître précoce, les 29 Mt de production annoncées font écho à la hausse du coût des intrants, mais aussi aux risques météorologiques potentiels liés à l’effet El Niño. Du côté du Canada, l’attaché américain estime également une baisse de la production de blé de 10 %, à 36,2 Mt.

Les échanges sont par ailleurs marqués par l’alerte de la Commission européenne concernant l’importation de plusieurs cargaisons de tourteaux de soja en provenance du Brésil et d’Argentine. Les autorités néerlandaises font état de traces d’OGM non autorisés en Europe, ce qui impacte la dynamique des cours des tourteaux.

En colza, la sortie de l’échéance Mai suscite des reports, ce qui contribue à soutenir les prix de la graine. Le colza août clôture ainsi au‑dessus du seuil psychologique des 510 €/t.

En cette période de semis de maïs, de tournesol et d'application d'engrais, l’équipe Argus Media France vous propose de répondre à son enquête afin de mesurer les bouleversements liés à la situation actuelle du marché des engrais sur vos exploitations et vos assolements. Pour répondre, CLIQUEZ ICI 

Marché américain

Le blé américain parvient à insuffler une dynamique haussière à l’ensemble des grains, dans un contexte de turbulences géopolitiques et météorologiques. Bien qu’elles se soient récemment stabilisées, les conditions de culture des blés d’hiver demeurent sujettes à discussion, ce qui se traduit par une progression des cours du HRW vers la zone symbolique des 7 $/boisseau.

Dans le même temps, le maïs échéance Juillet revient sur ses plus hauts niveaux depuis fin mars. La question des surfaces emblavées aux États‑Unis reste au cœur des débats, et les enquêtes de terrain montrent des écarts significatifs avec les projections publiées par l’USDA. Nul doute que des ajustements auront lieu dans les prochains rapports.

Les opérateurs suivent également de près la situation au Moyen‑Orient et son impact potentiel sur les marchés de l’énergie, et in fine sur les grains. Les fonds contribuent à la hausse des cours, avec de nouveaux achats enregistrés lors des dernières séances.

Marché mer Noire

Afin de notamment suivre au quotidien l'évolution de l'actualité et des prix en Russie et sur la région mer Noire, demandez l'accès complet au rapport AgriMarkets pour en savoir plus sur le bassin mer Noire en cliquant ici .