Marché européen
C’est dans un calme relatif que le marché des grains a terminé sa semaine vendredi. Éprouvé par la très lourde chute des cours de mercredi, le blé notamment peine à trouver un quelconque nouvel élan. Il stagne dans une étroite fourchette de cotation. Le point bas de mercredi à 232,50 €/t sur l’échéance Décembre 2026 constitue le principal support du moment tandis que le seuil de 235 €/t est la première résistance.
Les frappes entre l’Ukraine et la Russie continuent. La navigation en mer Noire se complique encore avec des inquiétudes à l’approche des eaux bulgares et roumaines. Pour autant, le marché reste sensible aux dernières discussions en faveur d’hypothétiques négociations de paix.
Le maïs s’est quant à lui stabilisé vendredi à l’approche de son support majeur du mois d’octobre à 264 €/t sur l’échéance Mars 2027. Ce marché reste partagé entre très forte réduction de l’offre et contraction de la demande.
Le colza, comme les autres oléagineux, a pu bénéficier vendredi d’une très grande fermeté du pétrole. La multiplication des attaques des rebelles Houthis contre l’Arabie saoudite a en effet propulsé le baril de pétrole en hausse de plus de 3 % vendredi pour dépasser les 100 $ à New York. Pour autant, les cours sur l’échéance Février 2027 d’Euronext sont venus buter vendredi sur la zone des 550/553 €/t qui, après avoir été le support majeur de la première quinzaine d’octobre, devient désormais une forte résistance.
Marché américain
La pression vendeuse des fonds reste d’actualité sur les céréales à Chicago. Les cours du blé US demeurent pénalisés par les piètres performances à l’export de cette origine depuis la fin de l’été. Le maïs souffre quant à lui de la pression des récoltes et de la lourdeur persistante émanant des derniers rapports USDA. Quelques progrès sont toutefois salués sur le front de l’export à l’image d’une vente exceptionnelle de 116 000 t à destination inconnue, publiée vendredi par l’USDA.
Le marché du soja s’est quant à lui démarqué par une clôture en hausse vendredi. À la différence des céréales, le soja US bénéficie d’une bonne dynamique export. De plus, comme les autres oléagineux, le complexe soja a bénéficié d’une très grande fermeté du pétrole pour cause de regain de tensions au Moyen-Orient. Par ailleurs, avec la fin très proche de la moisson du soja aux États-Unis, la pression des récoltes s’atténue sur ce produit.
Néanmoins, la pression baissière est de retour dans les échanges électroniques de ce lundi matin sur le complexe soja à Chicago en lien avec la réélection surprise du président Lula au Brésil. La forte chute du réal brésilien qui en découle renforce en effet la compétitivité export du 1er exportateur mondial de graines de soja.
Marché mer Noire
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