Marché européen
Le marché du maïs se tient comme le seul îlot de fermeté en ce début de semaine alors que le blé et le colza voient leurs cours glisser à la baisse.
Alors que la récolte de maïs s’achève très précocement dans les régions pourtant les plus tardives du littoral de la Manche et de l’Est de la France, les collecteurs attendent en vain les toutes dernières bennes avant de statuer sur le niveau final de cette catastrophe annoncée. L’échéance Novembre 2026 sur le contrat maïs d’Euronext, à moins de 10 jours de son expiration, est de nouveau revenue flirter hier avec le seuil symbolique des 300 €/t. Le maïs français résiste à toute influence extérieure. Il affiche des écarts de prix records avec les autres origines, qu’elles soient européennes ou internationales, afin de stimuler le rationnement de la demande et l’importation.
Bien qu’attractif, dans ce contexte, en alimentation du bétail, le blé européen reste sous pression baissière en ce début de semaine. Sa dynamique favorable à l’export ne suffit pas à ce jour à contrer une pression vendeuse qui s’opère essentiellement dans le sillage du marché de Chicago où la chute du blé et du maïs est nettement plus vertigineuse. L’amplitude quotidienne de 6,50 €/t sur l’échéance Décembre 2026 d’Euronext témoigne de cette forte opposition des forces haussières et baissières qui se bataillent actuellement.
L’influence baissière nord-américaine tombe également sur la graine de colza européenne. L’échéance Février 2027 affiche ainsi sa plus faible clôture depuis le 27 août dernier à 545 €/t. Il faut dire qu’outre-Atlantique, la pression de la récolte s’empare tant des cours du canola, qui ont nettement cassé les 800 CAD/t sur Winnipeg, que de la graine de soja qui a précédemment cassé son support majeur des 12,80 $/bu sur Chicago.
Marché américain
Les fonds restent à la manœuvre sur le marché de Chicago avec une poursuite des liquidations de positions. Tous les produits clôturent dans le rouge, à la seule exception de l’huile de colza. Les arguments restent les mêmes que les jours précédents : manque de compétitivité à l’exportation en blé et maïs, pression de récolte en maïs et soja. Le mouvement baissier s’auto-alimente et ramène les cours des différents produits à leur niveau de l’été dernier.
Le marché n’a donc guère tenu compte des retards de semis et de récolte publiés dans le dernier rapport Crop Progress de l’USDA lundi soir, étant donné le temps favorable attendu toute cette semaine pour une accélération des travaux d’automne aux États-Unis.
Le marché semble également avoir snobé l’annonce par l’USDA d’une nouvelle vente à l’exportation exceptionnelle de 612 000 t de soja américain à la Chine.
L’annonce, lundi, par le gouvernement américain d’une aide de 8 milliards de dollars octroyée aux agriculteurs américains face aux prix élevés du gasoil est perçue comme une incitation aux semis de blé en cette période automnale.
Marché mer Noire
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