Marché européen
La fin de semaine se déroule dans le calme sur les marchés européens. Alors que les déclarations de Donald Trump avaient récemment animé l’ensemble des places boursières, son discours prononcé à Davos a contribué à apaiser les esprits. Pour autant, de nombreuses incertitudes demeurent autour des velléités impérialistes du président américain, ce qui pourrait de nouveau générer une prime de risque géopolitique. À ce stade, c’est principalement le dollar qui en pâtit, ce qui explique le retour de la parité euro/dollar au‑dessus de 1,1750.
La faiblesse du dollar pèse sur la compétitivité des offres françaises, alors même que la seconde partie de campagne s’annonce particulièrement concurrentielle au regard des volumes encore disponibles chez les principaux exportateurs. Les opérateurs français peuvent néanmoins se targuer d’une bonne dynamique de chargements dans les ports hexagonaux. Cela concerne notamment l’orge qui, de ce fait, conserve une prime physique remarquable par rapport au blé sur le port de Rouen.
Le colza, de son côté, échouait à l’approche des 475 €/t sur l’échéance mai d’Euronext, mais conserve néanmoins une certaine fermeté. Le rebond initié autour de 450 €/t reste d’actualité dans un contexte d’inquiétudes concernant la destruction de certains équipements de stockage, de transport ou de transformation d’huile en Ukraine. Si ces événements ont entraîné une flambée des prix de l’huile de tournesol à Rotterdam, l’huile de colza n’a pas suivi le même mouvement. Le risque demeurant présent, les cours conservent toutefois un brin de fermeté.
Marché américain
Les marchés américains affichent un certain dynamisme, à l’image du blé qui gagnait du terrain pour revenir au‑dessus de 5,15 $/boisseau sur l’échéance mars. L’ambiance générale reste toutefois marquée par la prudence dans un contexte géopolitique instable, où les déclarations de Donald Trump agitent aussi bien les marchés financiers que les devises. Sur le terrain, en revanche, la vague de froid annoncée dans certaines zones de production de blé est surveillée de près, alors que la couverture neigeuse demeure éparse.
Sur le complexe soja, l’USDA annonçait une nouvelle vente exceptionnelle de 192 350 t à destination inconnue. Dans le même temps, l’administration américaine confirmait la qualité des relations avec leurs homologues chinois ainsi que la poursuite des flux commerciaux entre les deux partenaires.
L’ensemble de ces éléments offre également aux opérateurs financiers des arguments pour réallouer une partie de leurs actifs vers les matières premières agricoles, apportant ainsi un soutien général au marché. À moyen terme, l’équilibre entre les prix du soja et du maïs sera suivi de près, le mois de février étant déterminant dans la construction du prix minimum garanti par l’assurance américaine.
Marché mer Noire
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