Marché européen
Les nouveaux éléments ne manquent pas sur les marchés, ce qui se ressent dans les cours, lesquels ont affiché une forte volatilité en fin de semaine dernière. Le blé en est l’illustration parfaite, avec une clôture de l’échéance septembre au-dessus de 215 €/t, soit une hausse journalière de 11,25 €/t. Le maïs n’était pas en reste, affichant un regain de fermeté de 6,25 €/t sur l’échéance novembre, qui s’échangeait ainsi à 238,75 €/t.
En toile de fond, les opérateurs gardent à l’esprit la météo caniculaire qui sévit en France. Bien qu’hétérogènes, les rendements en blé déçoivent dans certaines régions, obligeant les professionnels à revoir leurs positions. Les travaux des champs se poursuivent avec une avance remarquable puisque, selon FranceAgriMer, 59 % des blés et 46 % des orges de printemps sont déjà moissonnés. Le même organisme a une nouvelle fois apporté un élément de soutien au marché en abaissant logiquement de 11 points, en une semaine, la part des maïs jugés dans un état bon à excellent. Celle-ci s’établit désormais à 47 %, un niveau bien inférieur à la moyenne des cinq dernières années, qui atteint 69 %.
Sur la scène internationale, les tensions restent palpables au Moyen-Orient et en mer Noire. Alors que les Iraniens et les Américains renouent avec un bras de fer qui perturbe le trafic dans le détroit d’Ormuz, les Russes ont, de leur côté, suspendu le passage dans le détroit de Kertch. Dans ce contexte, la mer d’Azov se retrouve enclavée, limitant les exportations depuis les nombreux ports qui la bordent.
Vendredi, l’USDA a également publié son bilan mensuel, avec notamment des ajustements concernant le maïs européen. La production a été abaissée de 3,7 Mt pour atteindre 53,8 Mt. En conséquence, les importations pourraient grimper à 23,2 Mt, leur plus haut niveau depuis la campagne 2022/2023.
En blé, les regards étaient notamment tournés vers les productions russe et ukrainienne, qui ont toutes deux été relevées de 0,5 Mt, pour atteindre respectivement 88,5 Mt et 24 Mt.
Marché américain
À l’image de leurs homologues européens, les cours américains ont également regagné en fermeté en fin de semaine dernière. Les tensions géopolitiques ont pleinement contribué à ce mouvement, tout comme les nouvelles données de l’USDA mettant en évidence la faiblesse de la récolte de blé américaine.
L’organisme a ainsi abaissé sa prévision de production de 200 000 tonnes pour la campagne 2025/2026, à 41,8 Mt, un niveau nettement inférieur aux 54 Mt récoltées l’an dernier.
Cette révision s’accompagne également d’une baisse de 400 000 tonnes des stocks de début de campagne, conséquence d’une demande soutenue du secteur de l’alimentation animale. Au final, les stocks américains de blé reculent de 600 000 tonnes, repassant sous le seuil des 20 Mt pour atteindre leur plus bas niveau depuis trois ans.
En maïs, l’USDA avait déjà marqué les esprits lors de la publication du rapport trimestriel de fin juin. Les ajustements apportés ce mois-ci apparaissent donc plus limités. La consommation américaine a néanmoins été revue à la hausse, ce qui contribue à resserrer les stocks de report, désormais attendus à 51,3 Mt, soit une baisse de 3,2 Mt par rapport aux prévisions précédentes.
Enfin, en soja, peu de changements notables étaient à signaler. Les opérateurs restaient toutefois attentifs aux perspectives d’exportation américaines, dans un contexte marqué par la reprise des échanges avec la Chine. L’objectif export des États-Unis est désormais estimé à 45,18 Mt, en hausse de 0,82 Mt par rapport au mois dernier.
Marché mer Noire
Afin de notamment suivre au quotidien l'évolution de l'actualité et des prix en Russie et sur la région mer Noire, demandez l'accès complet au rapport AgriMarkets pour en savoir plus sur le bassin mer Noire en cliquant ici .