Marché européen
Il fallait avoir un œil sur le maïs Euronext lors de la séance d’hier pour constater que ce dernier a été le principal moteur de la hausse. Après l’annonce du ministère français d’une baisse des surfaces de -19 % par rapport à l’an passé, à 1,31 Mha, le maïs n’avait d’autre choix que de réagir. Dans le même temps, le rebond a été alimenté par des prévisions météorologiques loin d’être clémentes pour la culture dans les prochains jours, alors que le mercure va grimper violemment. Il n’en fallait pas plus pour offrir un motif de rebond aux cours européens, qui s’éloignent de surcroît de leur support.
Le blé échéance décembre revient au-dessus des 210 €/t, même si l’échéance septembre est plus à la peine en raison de la pression des récoltes qui se profile et des craintes quant aux débouchés. Sans le Maroc et sans l’Algérie, il est difficile pour l’offre hexagonale de se frayer un chemin sur la scène internationale. Seul espoir de taille : le possible retour de la Chine, qui alimente pour le moment les discussions parmi les opérateurs européens.
Par ailleurs, l’Algérie était aux achats hier, suite à l’annonce d’un nouvel appel d’offres. Annoncés autour de 800 000 t, les volumes contractualisés devraient principalement provenir de la mer Noire et de la Roumanie. L’Égypte est également aux commandes pour des échanges principalement avec la Russie, ce qui vient naturellement concurrencer les blés français susceptibles de rejoindre cette destination.
En oléagineux, les surfaces de tournesol, en hausse de près de 11 %, constituent un facteur limitant la hausse du colza. Pour autant, avec la météo des prochains jours, rien n’est assuré en termes de rendement, ce qui peut rebattre les cartes sur l’ensemble du complexe. À l’aube de la récolte de colza, les opérateurs sont perplexes quant aux estimations de rendement, alors que la floraison a été marquée par une forte hétérogénéité selon les zones.
Marché américain
Aux portes des 75 $/baril à New York, le pétrole WTI a cédé près de 20 $/baril depuis le début du mois. Il faut dire que l’espoir de voir le détroit d’Hormuz rouvrir dans les prochains jours justifiait ce repli.
Malgré la baisse de l’or noir, les matières premières agricoles mettent fin à l’hémorragie des dernières semaines. Le blé SRW a rebondi sur les 6 $/boisseau, tandis que le maïs parvenait à s’éloigner des 4,20 $/b. Cela reste toutefois bien en deçà des 4,85 $/b de fin mai et s’explique par des conditions de culture jusqu’à présent clémentes.
Sur la scène internationale, notons la nouvelle vente exceptionnelle de 372 000 t de soja à destination inconnue. Cela fait naturellement renaître les espoirs de voir la Chine revenir sensiblement aux achats, après les promesses faites lors de la dernière visite du président américain dans le pays.
Marché mer Noire
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