Marché européen
Les cours des céréales marquent une pause après le raffermissement observé en fin de semaine dernière. Le rachat de positions par les opérateurs financiers a néanmoins conduit le blé sur Euronext à approcher la zone des 200 €/t sur l’échéance Mai, mais ce seuil symbolique constitue pour l’instant une résistance. Deux éléments animent principalement les marchés : la météo et la géopolitique.
Côté météo, la sécheresse qui touche une partie des plaines américaines a fourni quelques arguments aux opérateurs pour procéder à des opérations de short covering, mais le phénomène semble pour l’instant localisé et ne devrait pas modifier sensiblement la teneur des fondamentaux. En Europe, le retour du temps sec en France rassure et devrait permettre une reprise des travaux des champs dans les prochains jours. Certaines zones de la façade Atlantique n’auront toutefois pas cette opportunité, tant les cumuls de précipitations ont été importants ces derniers jours.
Sur le plan géopolitique, les pourparlers autour d’un plan de paix en Ukraine restent trop peu concrets pour être pris au sérieux. La journée marque d’ailleurs le triste anniversaire de l’escalade du conflit il y a quatre ans. L’agriculture ukrainienne parvient néanmoins à maintenir des niveaux de production proches de sa moyenne historique, tandis que les exportations reprennent tant bien que mal. Autre point de tension : l’Iran, où Donald Trump laisse planer le doute sur une possible intervention militaire. Enfin, au Mexique, la situation se dégrade, ravivant les tensions internationales et générant des primes de risque sur l’ensemble des marchés.
Face au regain de forme du pétrole et de l’huile de soja notamment, le colza est parvenu à clôturer dans le vert et au-dessus de la zone symbolique des 490 €/t sur l’échéance Mai d’Euronext.
Marché américain
Il est difficile pour les opérateurs américains d’y voir clair dans un environnement constamment chahuté par les déclarations de Donald Trump. Les professionnels du secteur attendent désormais les réactions des principaux pays importateurs face aux nouveaux droits de douane uniformes annoncés par la Maison-Blanche. L’incertitude est à son paroxysme, et tous tentent de composer avec le fossé qui se creuse entre les annonces politiques d’un côté et la réalité du terrain de l’autre.
Le produit le plus concerné reste le soja, alors que les mesures de rétorsion chinoises se font toujours attendre. La séance d’hier en a d’ailleurs été l’illustration parfaite : une volatilité nettement supérieure à la moyenne, reflet d’un marché hésitant et nerveux.
Autre élément de suivi : la météo. La sécheresse sur les blés d’hiver contraste fortement avec la tempête de neige qui s’abat sur la côte Est, même si cette région ne représente qu’une faible part de la production agricole américaine.
Plus au sud, l’attention se tourne vers le Brésil, où les récoltes de soja se poursuivent avant de laisser place aux semis de maïs Safrinha. Le retard pris dans les travaux des champs reste à surveiller, bien qu’à ce stade, rien ne semble alarmant.
Marché mer Noire
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